« Knocking on your window. » | Andrew & Elisabeth



 
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Andrew S. White
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MessageSujet: « Knocking on your window. » | Andrew & Elisabeth Mer 16 Avr - 3:34


Andrew S. White & Elisabeth E. Langley
Knocking on your window

Ce soir-là, je décide de prendre mon courage à deux mains et de quitter ma chambre pour quelques heures. Je ne pourrai pas dormir tant que je ne serai pas sûr de moi. Trop de questions à propos d'Elisabeth restent sans réponses dans mon esprit. Pour les avoir, il va me falloir pénétrer la résidence du baron Langley et attirer l'attention de la belle lady, d'une façon ou d'une autre, depuis le jardin. Je glisse dans la maison en prenant soin de ne pas réveiller ma famille qui dort déjà profondément. Si je me fais prendre en train de faire le mur, je risque une colossale correction. Une fois dans l'air frais de la nuit, je vais vers l'étable et selle mon cheval. Il n'est plus tout jeune ni très propre, mais on se connait par coeur lui et moi. Je grimpe avec aisance sur son dos et pars en direction de la cour d'Estbury. Le château me semble encore plus immense que d'ordinaire, car il n'est plus qu'une ombre dans la pâle lueur de la lune. Une ombre qui s'impose à en crever presque les nuages. Je déglutis et place Hidalgo le long du mur d'enceinte afin de pouvoir me mettre debout dans la selle et me hisser de l'autre côté. Ceci fait, j'atterris en souplesse dans l'herbe grasse et humide des jardins. Cet espace vert fait plusieurs hectares et j'ignore quel est le chemin le plus rapide vers la fenêtre de la chambre d'Elizabeth. Discret comme un chat, j'évite les quelques gardes qui patrouillent sans grande conviction entre les buissons d'aubépine et arrive face à une façade du château encore éclairée. C'est une grande fenêtre vitrée donnant sur un balcon de marbre. L'intérieur est caché par de longs rideaux vaporeux. Je reste là plusieurs bonnes minutes, essayant de déterminer si c'est bien le bon endroit. Il serait idiot de me faire prendre de façon aussi stupide en alertant toute la maisonnée.

Les lèvres pincées, frissonnant un peu de froid, je me dandine d'une jambe sur l'autre pour faire circuler le sang. Plus le temps passe et plus je me dis que c'est l'idée la plus stupide que j'ai jamais eue. Il aurait suffit d'attendre le lendemain et de demander une entrevue avec la fille du baron. Mais suis-je certain qu'elle aurait accepté de me voir ? Rien n'est moins sûr. Elle est distante ces derniers temps. Je sens bien qu'elle m'évite, malgré les quelques sourires rassurants qu'elle s'obstine à me faire. Soudain, une ombre chinoise féminine se découpe dans l'apparence brumeuse des rideaux baignés de lumière. Je reconnais là les boucles anglaises des cheveux de ma douce Elisabeth. Je choisis donc de tenter ma chance, quitte à me faire éconduire par la garde si elle estime que ma place n'est pas ici, à espérer plus qu'un regard de pitié. J'attrape un petit gravier sous ma chaussure et le lance délicatement sur le carreau de verre. La silhouette fait un pas de recul et semble hésiter à regarder ce qu'il se passe. Soir, je recommence. Je trouve un nouveau gravier à un mètre de ma position et réitère le même mouvement. Déterminé, je l'appelle en chuchotant. « Elisabeth ! »


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MessageSujet: Re: « Knocking on your window. » | Andrew & Elisabeth Mer 30 Avr - 22:22


Knocking on your window

Les journées sont presque lassantes. Le domaine est en effervescence puisque bientôt, Père donnera un Bal en l'honneur de Lord Northon qui séjourne chez nous. J'avoue être excitée moi également, j'aime la musique et la danse; de plus, cela me donnera une belle occasion de pouvoir m'amuser sans crainte puisque nous serons masqué. Cependant je doute de pouvoir passer inaperçu avec la chevelure flamboyante qui orne ma tête. Je ne compte pas me priver du plaisir que m'offrira cette soirée. Et puis un bal n'est point organisé pour n'offrir qu'une ligne mince en sourire. Je préfère dévoiler mes dents. Les promenades à l'extérieur me font du bien, je ne suis pas retombée malade depuis de nombreux mois. Grand bien m'en fasse, je ne supporte plus les pièces fermées et maintenant que j'ai goûté aux joies du monde extérieur, je ne compte pas me retrouver de nouveau cloîtrée. Assise devant ma coiffeuse, je passe le peine dans mes boucles rousses, songeant à la robe que je vais porter pour le bal. Peut-être oserais-je la verte? Ou la bleue? Je ne saurais le dire encore. Je sais que Mère voudra que nous soyons parfaites et jolies pour satisfaire le Lord et peut-être, se faire remarquer. Je pense que s'il voulait réellement l'une de nous, nous aurions déjà entendu quelque chose. Mais je ne vais pas contredire l'espoir de mère. Je noue le cordon de ma chemise de nuit autour de ma nuque. Je me redresse, prête à prendre un livre pour lire un peu avant d'aller rejoindre mon lit. Je passe devant la fenêtre lorsqu'un léger bruit me sursauter en arrière, fronçant des sourcils. D'où cela provient-il? A nouveau, le bruit résonne et je crois distinguer le claquement du carreaux. J'ouvre un pan du rideau, semblant entendre une voix. Est-ce que je deviens folle? J'ouvre la grande fenêtre, baissant le regard pour distinguer la silhouette de mon ami Andrew. « Par tous les saints Andrew, que faites-vous ici? Et si tardivement?! » J'observe de droite à gauche, craignant qu'un garde ne le surprenne. J'ai un sourire qui orne mes lèvres. Sa voix me parvient mais un frappement à ma porte m'oblige à couper court à l'échange avec mon tendre ami. « Attendez! » Je referme brusquement la fenêtre alors que ma chère mère rentre dans ma chambre. « Tu ne dors point, ma douce? » Je remue la tête, étirant un sourire en venant jusqu'à elle pour prendre ses mains entrent les miennes. « Non mère, je pense au bal, à mes robes et aux mots que je pourrais avoir envers le Lord Northon. » Elle étire un sourire, certainement heureuse que je songe à cela. Je demande la permission de lire près de la cheminée en bas, afin de pouvoir scruter le ciel par la fenêtre. Elle me l'accorde et j'en suis bien heureuse. Elle sort de ma chambre non sans un baiser sur mon front. J'enfile rapidement ma robe de chambre et un châle pour ne pas prendre froid. Puis, je descend en laissant mon livre là où je devrais être. Avec discrétion, je passe la porte et contourne la maison pour rejoindre Andrew. Il n'est plus là. Je fronce des sourcils: « Andrew? Où êtes-vous? » murmurais-je, craignant de me faire prendre. Il n'était pas loin, j'étire un sourire et le rejoint derrière les buissons. « Qu'est-ce qui vous amène si tardivement? Une mauvaise nouvelle? »
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MessageSujet: Re: « Knocking on your window. » | Andrew & Elisabeth Mer 28 Mai - 1:08


Andrew S. White & Elisabeth E. Langley
Knocking on your window

Beauté divine à la lueur des bougies et des étoiles, elle m’apparaît à sa fenêtre, ses cheveux dansant comme des flammes sur ses épaules. Je savoure sa présence sans vraiment tenir compte de ses paroles, car il n'existe pas plus magnifique apparition que celle-ci. Mais les meilleures choses sont souvent les plus courtes, c'est pourquoi je ronchonne un peu de la voir s'éloigner à nouveau de ma vue. La voix de sa mère parvient à mes oreilles et je cesse tout mouvement. La situation dans laquelle je me trouve est risquée, mais je braverais mille tourments pour apercevoir ma dulcinée. Je m'installe dans un buisson, conscient que mon amie n’apparaîtra que lorsqu'elle sera lavée de tout soupçon. Sa compagnie mérite bien une profonde patience. En attendant sa venue, je me contente d'observer le ciel. Il me semble qu'on distingue moins bien les astres ici que chez moi, certainement à cause de la luminosité des réverbères dans les grands quartiers. Pour ma part, je préfère de loin le calme et l'obscurité de la campagne isolée. Là-bas, tout est plus simple, sans doute. Bien que ma décision soit prise à propos de mon avenir, je ne peux m'empêcher de penser que la modeste demeure familiale va me manquer terriblement. Le camp militaire n'aura jamais un quart de l'ambiance apaisante de mon foyer. C'est pour la bonne cause, voilà ce qu'il faut que je me répète. Je ne pourrai pas demander la main d'Elisabeth tant que je ne serai pas un homme d'un certain rang, anobli par des lettres de marque. Je rêve de voir pendu à mon veston l'insigne d'honneur offert par la reine et la main de celle que j'aime enlacée dans la mienne devant un autel couvert de pétales de roses. Je soupire et passe mes doigts dans mes cheveux. Je ne suis rien de plus qu'un rêveur et une crapule, mais je ne peux m'empêcher d'avoir de l'espoir. Un espoir de fou, probablement. De toute façon, il est trop tard pour changer d'avis.

Au bout de plusieurs minutes, finalement, je distingue le bruit délicat des pas d'Elisabeth dans le jardin. Je reconnais ce rythme élancé et assuré qui différencie la démarche d'une dame de celle d'un homme, plus lourde et plus hésitante. Elle appelle mon nom et je frémis de joie. Jamais une voix ne m'avait donné pareilles sensations. Elle me cherche. Peut-être devrais-je lui jouer un tour et rester caché jusqu'au dernier moment, mais mon instinct me dit qu'elle n'aimerait pas. Je sors donc de ma cachette discrètement, offrant ma silhouette à sa vue, au clair de la lune. Elle me rejoint au milieu des buissons, un sourire aux lèvres. Et quelles lèvres ! Bon dieu, même un prêtre renierait ses principes vertueux pour un baiser sur cette bouche rose en forme de coeur. Son inquiétude, je la prend comme un compliment. Au moins m'aime-t-elle suffisamment pour craindre que j'ai des ennuis. D'un mouvement de la main je chasse ces pensées négatives qui envahissent son esprit troublé. « Ne craignez rien, Milady. Ma venue ici est surtout poussée par un besoin de partager votre agréable compagnie. » Je marque une pause tout en faisant une minuscule révérence. « Accepteriez-vous de m'accompagner faire un tour dans le jardin ? J'ai une chose à vous dire. » Je demande avec grande galanterie. Il me sera plus aisé d'ouvrir mon coeur et d'annoncer mon d"part en marchant. Bouger m'aidera à garder la tête sur les épaules. Ainsi immobile, je me sens trop absorbé par la magnificence de son regard émeraude.


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